|
DOSSIER
MEDICAL : La
prépondérance directionnelle |
||||
|
La prépondérance lors des épreuves pendulaires sinusoïdales Dans
l’obscurité, lors des stimulations vestibulaires par des mouvements
sinusoïdaux horizontaux la réponse oculomotrice est un nystagmus
horizontal dont la cumulée des phases lentes est une sinusoïde de même
période, d’amplitude réduite environ de moitié et de phase opposée.
S’il existe une prépondérance directionnelle cette dernière se
traduit par une dérive de la cumulée vers le haut (prépondérance
gauche) ou vers le bas (prépondérance droite). La figure ci-dessous
montre qu’une telle dérive résulte de l’addition d’une droite y=ax
à la fonction sin(x). L’intensité de la prépondérance directionnelle
peut par conséquent s’exprimer comme la pente de cette droite c’est
à dire pour ce qui nous concerne en degrés par seconde. Sur le plan
graphique une prépondérance directionnelle se traduit très
différemment selon que les tracés sont observés en mode « position »
(figure ci-dessous) ou en mode « vitesse » : Le
mode « position » signifie que l’on observe le graphe des évolutions
de la position du fauteuil, ainsi que le graphe de la cumulée des phases
lentes déduit de la position oculaire. Dans ce cas l’on retrouve l’expression
de la prépo La
figure ci-dessous, qui fait référence au patient précédent, montre que
l’avantage du mode « vitesse » est, en dérivant le signal de
position, de remplacer la pente relativement constante liée à la
prépondérance par un simple décalage par rapport à la vitesse nulle.
Dans le langage des techniciens un tel décalage se nomme « offset ».
Par conséquent le terme offset peut être considéré comme un synonyme
de l’expression « prépondérance directionnelle ». L’offset peut
également se rencontrer au niveau de la stimulation, qu’il y soit
introduit volontairement ou par accident. Du fait des conventions de
signes relatives au nystagmus l’offset est positif en cas de
prépondérance gauche et négatif dans le cas opposé. Dans la réalité
la valeur de la pente n’est pas constante et augmente en fonction de l’intensité
de la stimulation. Mais en pratique l’on peut s »e contenter de sa
valeur moyenne. Le domaine des valeurs d’accélération rencontrées lors des tests sinusoïdaux se situe à l’intérieur du domaine de linéarité des réponses vestibulaires. Par conséquent il est légitime de traiter le signal inclus dans un intervalle de temps donné par transformée de Fourier de sorte à en extraire automatiquement le gain, la phase et la prépondérance (offset). Nous verrons lors du prochain bulletin à partir de quand une prépondérance est significative. |
||||
|
|
||||