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La
calibration visuelle (CV) est l’opération qui consiste, à l’aide d’une
stimulation étalonnée, à faire exécuter par l’œil une déflexion d’angle
connu puis à mesurer sur l’écran le nombre de pixels (voir page 2) qui
séparent les deux positions du centre pupillaire qui correspondent à cet
angle de déflexion. La CV suppose par conséquent que la vision fovéale
et la motilité oculaire sont suffisantes. Or dans certains cas, dont les
plus évidents sont les paralysies oculomotrices et la cécité, la CV
sera imparfaite ou impossible.
Calibration
géométrique irienne absolue
La
calibration géométrique est une opération qui consiste à mesurer en
nombre de pixels l’une des grandeurs réelles supposée connue de l’image
oculaire, ici par exemple le diamètre de l’iris. En supposant
également connu le diamètre antéro-postérieur de l’œil, au besoin
mesurable en ophtalmologie, l’on peut alors en déduire l’angle de
rotation oculaire correspondant à un déplacement quelconque de l’image
du centre pupillaire.
La
calibration irienne est dite « absolue » lorsqu’elle est le seul moyen
d’étalonnage utilisé.
Dans sa forme la plus simple, c’est à dire en l’absence de mesures
réelles des diamètres oculaires antéro-postérier et irien, elle
assimile l’œil à une sphère de diamètre 24mm et l’iris à un
disque de 12mm de diamètre. Dans ces conditions le disque irien est vu du
centre de l’œil sous un angle de 60 degrés. Après mesure empirique du
diamètre de l’image irienne en nombre de pixels, il est alors possible
d’exprimer la calibration en nombre de pixels par degré.
La
calibration irienne absolue dans sa forme simple repose donc sur des
approximations relatives aux diamètres réels de l’œil et de l’iris
pour un sujet donné. Elle est par conséquent moins précise qu’une
calibration visuelle réalisée dans de bonnes conditions. Cependant,
lorsque la calibration visuelle n’est pas ou mal réalisable, elle
permet une meilleure approximation que la calibration visuelle statistique
du fait d’une dispersion moins élevée (écart type de l’ordre de 5%
contre 10% pour la valeur statistique moyenne).
La
calibration irienne relative
La
calibration irienne relative consiste à mesurer la longueur en pixels de
l’image du diamètre irien avec un masque donné, habituellement le
VOGUE, et la variation de cette même longueur lorsque l’on passe à un
autre masque, habituellement celui du VNG. Une telle double mesure offre l’intérêt
de pouvoir calculer un coefficient de proportionnalité permettant de
passer du premier au second masque sans avoir à recommencer la procédure
d’étalonnage visuel telle que prévue en F3 du menu principal.
Pour
mener à bien les opérations de calibration irienne absolue ou relative
telles que décrites ci-dessus l’écran de calibration irienne est
assorti de divers dispositifs de commande à la souris.
La commande à la souris consiste à d’abord sélectionner entre les
modes de calibration absolue ou relative. Une image de l’œil agrandie
et en haute résolution apparaît alors figée dans l’oculoscope.
Vérifier que la direction du regard est bien centrée et qu’il n’y a
pas de recouvrement palpébral excessif, c’est à dire que le diamètre
de l’iris dois être parfaitement visible. Cliquer à la souris le bord
gauche du diamètre irien, puis cliquer le bord droit. Un trait jaune
représentant le diamètre apparaît tendu entre les deux repères
définis à la souris. La valeur numérique de la calibration
géométrique apparaît en bas et à droite de l’écran.
Bien entendu le mode de calibration géométrique relative ne sera
sélectionné que si une calibration visuelle a d’abord été
réalisée, le plus souvent avec un masque de VOG.
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