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DOSSIER
MEDICAL : Les
prépondérances significatives |
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Nous
allons voir à partir de quelle valeur une prépondérance directionnelle
peut être considérée comme significative d’un défaut de la balance
vestibulaire au sens large, c’est à dire d’un défaut non limité à
une cause périphérique. La
présence d’un nystagmus spontané de direction et de sens constants
représente, du fait de son indépendance vis à vis de toute stimulation,
le meilleur témoin d’un défaut de la balance vestibulaire. Le graphe
ci-dessus concerne un effectif de 68 patients qui, toutes causes
confondues, présentent un tel nystagmus spontané. En rouge est tracée
la courbe des intensités du spontané ordonnées dans le sens croissant,
et en bleu la courbe des prépondérances mesurées au VOR pour chacun des
patients précédents. Deux constatations sont déductibles de l’observation
de ces courbes : premièrement le sens de la prépondérance est
pratiquement toujours le même que celui du spontané, et deuxièmement l’intensité
de la prépondérance est le plus souvent supérieure à celle du
spontané. Tout se passe comme si la stimulation pendulaire ne faisait que
« sensibiliser » l’observation du nystagmus spontané, et il n’est
pas surprenant dès lors que des prépondérances directionnelles
significatives puissent s’observer y compris dans des conditions où le
nystagmus spontané est en apparence absent. 2 - Prépondérances aléatoires au VOR La
figure ci-dessous concerne une cohorte de 800 patients qui ont tous subi
en mode VOR deux tests pendulaires sinusoïdaux formés de huit cycles de
période fixe 4 secondes et d’amplitude maximale 60°. La valeur moyenne
de la prépondérance a été ordonnée dans le sens croissant et la
dispersion autour de cette moyenne est représentée en chaque point par
un trait vertical. L’on constate que si l’intensité de la valeur
moyenne de la prépondérance est supérieure à 1,5°/seconde alors il n’y
a plus de divergence de sens lors du test-retest. D’autre part si plus
précisément l’on dresse le tableau des dispersions par rapport à la
moyenne, et que l’on en calcule l’écart-type, alors ce 3 - Nystagmus spontanés, révélés, et prépondérances En considérant de larges effectifs de patients l’on peut dire que ces 3 expressions traduisent le même phénomène qui est le défaut de la balance vestibulaire, mesuré dans trois conditions d’observation différentes qui sont, par ordre de sensibilité croissante : 1-statique (spontané), 2-post-dynamique (révélé), 3-dynamique (prépondérance). Par conséquent le fait de ne pas observer de nystagmus spontané ou révélé ne signifie pas qu’il n’y ait pas de prépondérance. En pratique, pour qu’une prépondérance soit significative, il est plus important qu’elle soit reproductible d’un test à l’autre plutôt que de dépasser une limite de normalité pour un test donné. Lors du prochain bulletin nous verrons l’intérêt clinique du phénomène de prépondérance.
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Erik ULMER |
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