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Grâce à l'extraction temps réel de la cumulée, la mesure de la vitesse de phase lente du mouvement oculaire à pris une part de plus en plus importante dans l'expression des résultats de Vidéo-Nystagmographie : que ce soit sous forme de mesure de vitesse pure, de prépondérance, de gain, de déficit ou encore de réflectivité, la vitesse de phase lente est toujours à la base de ces paramètres. Il est donc important de savoir comment celle-ci est calculée, et surtout quelles en sont les limites.
Le calcul
Le calcul de cette vitesse VL(t) est effectué à partir de la cumulée des phases lentes Cum(t):
VL(t)= (Cum(t+dt)-Cum(t-dt))/dt
Où dt est un intervalle de temps qui peut-être variable selon l'utilisation de V(t) (Cinétique, calorique ou autre). Dans la version DOS du VNG, on appelait aussi Constante ou intervalle d'intégration la valeur
2*dt.
Les limites de vitesses
Les limites haute et basse de la vitesse sont en fait données par l'algorithme de la cumulée.
Il faut savoir qu'en dessous de 2 °/s, la cumulée et donc la vitesse sont imprécises. Dans ce cas, on sait que la phase lente existe, mais on ne peut pas la quantifier exactement.
La limite haute est atteinte lorsque l'algorithme ne peut pas distinguer les phases lentes des phases rapides. Cela se produit par exemple si les phases rapides sont anormalement lentes (par exemple 100°/s, alors la limite est en dessous de 100°/s) ou encore si les vitesses de phases lentes sont très rapides (comme les tests "Head Impulse" du Pr. Freyss, avec des vitesses supérieures à 200°/s).
Les limites temporelles
Ces limites dépendent de la constante dt: si dt est grand, le calcul de la vitesse ne va pas correctement retranscrire un événement court. Inversement si dt est petit, les évènements courts vont bien apparaître, mais avec le risque de laisser passer des artéfacts et d'obtenir un tracé bruité.
Le choix de dt permet donc de filtrer plus ou moins le tracé, afin d'en extraire l'information utile pour une épreuve donnée. La valeur 2*dt peut être considérée comme un "temps d'établissement" du filtre avant d'obtenir la valeur de la vitesse.
Les épreuves de poursuite lente et cinétique
Dans ce test, les phénomènes sont rapides (exemple: poursuite à 0.5 Hz ou fauteuil oscillant à 0.3 Hz) d'où le choix d'un dt petit: dt = 0.24 s
Les épreuves caloriques, nystagmus particulier et optocinétique
Ici, les phénomènes observés sont lents: la réponse calorique varie sur plusieurs dizaines de secondes, les nystagmus particuliers sont aussi observés pendant une longue durée, et l'optocinétique est maintenu à vitesse constante pendant plus de 10 secondes avant changement de vitesse.
On peut donc choisir un dt assez grand: dt = 1s.
Conclusion
Il faut donc faire attention aux dynamiques des phénomènes que l'on veut observer, et choisir le module du VNG Ulmer qui propose une mesure en relation avec cette dynamique.
Par exemple, il n'est pas correct de faire un test de fixation oculaire de 2 s pendant le calorique: avec un dt de 1s, il faut faire ce test sur 10 ou 20 s.
Autre exemple, un test calorique effectué avec le module cinétique serait entaché d'un bruit de fond important.
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