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La réflectivité est intuitivement supposée traduire l’aptitude d’un arc réflexe à réagir à une stimulation. Le concept de réflectivité ne prend par conséquent tout son sens que si l’on connaît simultanément les caractéristiques du réflexe et de la stimulation qui lui a donné naissance. Lors des épreuves cinétiques la réflectivité vestibulaire dans une direction élémentaire donnée (horizontale, verticale ou torsionnelle), peut s’apprécier par la mesure du gain, défini comme le rapport entre la vitesse de l’œil et la vitesse de la tête. Le VNG permet d’apprécier la réflectivité ainsi définie grâce à divers traitements du signal permettant d’afficher en temps réel simultanément les courbes d’évolution des vitesses du stimulus et les courbes d’évolution de la cumulée des vitesses de phase lente du nystagmus. Pour faciliter la lecture en temps réel il est traditionnel que le graphe d’évolution du stimulus soit inversé de manière à mettre ce graphe en phase avec celui de la cumulée. En temps différé les résultats peuvent être affinés grâce à l’application d’une transformée de Fourier qui permet de décomposer le spectre fréquentiel du stimulus et celui de la réponse, et de calculer le gain soit pour une seule fréquence en cas de stimulus mono-périodique, soit sur l’ensemble des fréquences dont l’amplitude est considérée comme suffisante aux besoins de l’analyse.
L’organigramme ci-dessous résume ces différentes étapes dans le cas d’un signal monopériodique.
Mais le gain doit être précisé en considérant:
La fréquence
la figure précédente montre immédiatement que le gain est défini pour une fréquence de stimulation donnée, et par conséquent il est important de préciser la fréquence ou la plage de fréquences qui a fait l’objet de la mesure. En pratique il est commode de distinguer au moins 3 classes de fréquences :
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basses (0,01 à 0,05 Hz),
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moyennes (0,05 à 0,5 Hz)
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hautes (0,5 à 20Hz).
L’on constate ainsi que nos tests pendulaires actuels, réalisés à l’aide de fauteuils rotatoires, sont préférentiellement adaptés à l’étude de la plage des fréquences moyennes. Par opposition les tests caloriques, bien qu’ils ne permettent pas de mesure du gain, étudient la réflectivité aux basses fréquences
La phase
S’agissant du VVOR la connaissance des seuls rapports de vitesses entre l’œil et la tête ne suffit pas à conclure à la bonne adaptation du réflexe vis à vis de sa finalité qui est la stabilisation des images sur la rétine. Il faut encore que la condition d’opposition de phase soit satisfaite. D’autre part s’agissant du VOR l’oscillateur cupulaire présente une période propre de l’ordre de 3 à 4sec. Stimulé à sa période propre il répond en phase, mais stimulé à des périodes plus longues ou plus courtes il répond avec une phase respectivement en avance ou en retard. L’étude des phases est donc complémentaire de celle des gains pour caractériser la biomécanique du canal semi-circulaire
La linéarité
Une réponse est dite « linéaire » si ses variations sont proportionnelles à celles du stimulus. Une appréciation de la non-linéarité d’un signal sinusoïdal peut se faire par exemple en mesurant le taux de distorsion harmonique. Pour l’épreuve multifréquentielle Conraux et coll. proposent la mesure d’une « fonction de cohérence ».
L’inhibition
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En conclusion
La mesure du gain permet de délimiter des réflectivités normales et pathologiques dans une plage de fréquence qu’il importe de préciser. Cette mesure ne suffit cependant pas à elle seule pour décrire le comportement du vestibule, et d’autre part nos stimulations habituelles ne s’étendent pas encore assez vers les hautes fréquences.
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